conseils

Comment faire du volontariat à l’étranger ?

Le tourisme solidaire

Cet article me tient à cœur, étant passionnée par les animaux depuis mon plus jeune âge. Evidemment, le volontariat peut être envisagé sur énormément de secteurs et je vous encourage à en faire pour toute cause qui vous touche. Vous pouvez aider auprès d’enfants à l’école, apporter vos bras pour des constructions, vous consacrer à la préservation d’une espace et tellement d’autres possibilités. 

De mon côté, j’ai souhaité lutter contre la maltraitance animale. On sait tous (enfin j’espère) que les animaux sauvages sont drogués, torturés à des fins touristiques. Les éléphants sur lesquels les touristes montent ? Enfermés dans des cages pas plus grandes qu’eux, sans eau, sans rien, pour briser leur âme. Les tigres à qui on peut faire des câlins ? Drogués. Je vous laisse aller lire cet article, provenant du journal Le Monde, sur les causes et conséquences du “tourisme” animalier.

Alors, c’est bien d’avoir ce projet, c’est déjà un beau pas engagé. Tous les refuges auront besoin de votre aide, à n’importe quel moment de l’année. Mais comment faire ? Où partir ? Vers qui se tourner ? Comment le financer ? 

Lisez ce qui suit, cela pourra vous aider à organiser votre volontariat !

1. Où partir ?

Tout dépend comment on voit la chose. A vrai dire, vous pouvez trouver du volontariat à faire dans quasiment tous les pays. Les agriculteurs, les ranchs, les refuges, les écoles auront toujours besoin d’aide. Cependant, est-ce que vous privilégiez le pays où vous aller ou la cause à défendre ? Tout est possible. Soit, il y a une cause qui vous tient à cœur et dans ce cas il faut vous renseigner sur les pays qui peuvent avoir besoin de volontaires. Soit vous décidez de partir en voyage à tel endroit, en étant ouvert(e)s à toutes les causes et vous choisirez en fonction des disponibilités. Encore une fois, les deux sont possibles ! 

Pensez seulement à votre sécurité. Il y a certaines zones du globe à éviter, je ne vous apprends rien. Malgré que cela puisse être des pays pauvres, qui ont besoin d’aide pour n’importe quelle raison, faites attention. Le site du ministre de l’Europe et des affaires étrangères met à jour constamment les données et les destinations déconseillées. Avant de réserver, je vous conseille fortement de vérifier la situation du pays en question ici

Les destinations les plus prisées pour le volontariat auprès des enfants sont les pays d’Afrique (Tchad, Madagascar, Bénin), d’Asie (Cambodge, Inde) ou d’Amérique Latine (Pérou, Chili) . 

Concernant le volontariat auprès des animaux, évidemment, vous ne trouverez pas de refuge avec des koalas en Norvège. Tout dépend de l’origine des animaux que vous souhaitez défendre. Pour les éléphants, envisagez la Thaïlande ou le Sri Lanka. Pour les kangourous et les koalas, ce sera l’Australie. Si vous voulez protéger les tortues marines, direction les îles Galapagos ou le Costa Rica ! 

Bref… toute une panoplie de voyages possibles pour la bonne cause !

2. Avec quel organisme partir ?

Je crois que c’est le plus difficile. Il en existe des tas, mais est-il possible de faire confiance ? Je vous avoue que personnellement, je ne suis pas passée par un organisme français. Je suis directement passée par le refuge où je souhaitais aller.  Pour vous raconter l’histoire, je devais passer par un organisme, mais lorsque j’ai voulu réserver, ils ont arrêté le partenariat avec le refuge de la mission éléphants. Sachant que c’était LA cause que je souhaitais défendre, j’ai tout stoppé et les refuges ce n’est pas ce qui manque… 

Les avantages :

– C’est sécurisant ! Vous avez un contact français en cas de problème sur place ou pour répondre à vos questions avant le départ. Ce n’est pas négligeable. Pour partir sereinement, c’est l’idéal, surtout lorsqu’on ne se débrouille pas très bien en anglais.

– C’est déductible des impôts ! Considérant votre bénévolat comme un don, votre séjour est déductible des impôts à hauteur de 66%. Il ne faut pas être pressés, et il vous faudra avancer tous les frais, mais c’est toujours intéressant de le savoir. Un volontariat de 1000 € ne vous coûtera en réalité “que” 440 € ! Pour autant cela ne peut fonctionner qu’avec les associations domiciliées en France. Aussi, même si c’est fréquent, ce n’est pas toujours le cas. Si l’organisme est domicilié à l’étranger, il se peut que cela ne soit pas accepté. Alors n’hésitez pas à poser la question à l’organisme que vous contactez pour en être surs.

– Le volontariat ne comprenant pas le transport, l’organisme pourra éventuellement vous aider à trouver les meilleurs tarifs pour vous rendre sur place. En tout cas, ils auront sans doute de précieux conseils à vous donner à ce sujet. 

– Une assurance ! Vérifiez bien avant de réserver dans ce que le prix inclus, mais en effet, certains organismes proposent une assurance dans le prix. L’assurance vous couvrira normalement en cas de pépin sur place, s’il vous arrive quoique ce soit. Par contre, à vous de souscrire une assurance annulation ou de perte de bagages, car cela ne sera pas pris en charge (à vérifier, chaque organisme est différent).

Les inconvénients :

– C’est plus cher ! Tout service se paie… Si vous êtes limité dans votre budget, faites des comparaisons. Regardez à combien vous reviendrait votre volontariat sans passer par un organisme mais en contactant directement les refuges. A savoir qu’un bon refuge mettra en avant cet aspect de tourisme solidaire. Si la possibilité d’être bénévole n’apparaît pas sur la page du site, ne tentez pas l’expérience au risque de tomber dans une expérience dangereuse ou une arnaque.

– C’est limité ! Vous ne pourrez pas avoir tous les refuges, tous les lieux proposés. Les organismes ont des partenariats, divers et variés, et même s’il y a déjà du choix si vous voulez aller là où la copine du cousin a été l’an dernier, vous serez peut-être obligé d’organiser votre volontariat seul.

Des organismes français de confiance :

Cybelle Planète : cette association d’écologie participative vise à encourager les citoyens à participer à des programmes de recherche ou de conservation de la biodiversité. Ils proposent de multiples missions d’écovolontariat sur tous les continents. Que ce soit pour la protection d’animaux marins ou la conservation de la Forêt Amazonienne, vous trouverez forcément une mission qui vous plaira ! 

VolonTerre Africa : si vous souhaitez partir en Afrique du Sud, cet organisme est fait pour vous. Que ce soit une mission humanitaire ou pour la protection des animaux, l’Afrique du Sud sera une destination idéale pour du volontariat. Pour avoir vécu trois ans sur place, et maîtrisant totalement son sujet, Nathalie de VolonTerre Africa vous accompagnera pour organiser votre volontariat. Partez avec eux les yeux fermés !

 

Il y en a beaucoup d’autres, vérifiez bien les conditions, regardez les avis sur les réseaux sociaux avant de réserver et tout devrait bien se passer !

Si vous souhaitez partir sans avoir recours à l’aide d’un organisme, encore une fois, c’est possible. Mais de la même manière, renseignez-vous bien sur le refuge ou la structure d’accueil. N’hésitez-pas à poser des questions, à essayer de trouver des bénévoles qui y ont déjà été pour avoir des retours terrains. Par contre, pensez-bien qu’en passant par des organismes/structures internationales, vous ne pourrez pas prétendre à une déduction fiscale. Tous les frais seront à votre charge. 

Un dernier conseil, sur lequel je tiens à insister : méfiez-vous. Il existe des refuges qui font croire au sauvetage d’animaux alors qu’ils sont eux-mêmes dans la maltraitance. Par exemple, concernant les éléphants, ceux qui possèdent un pic et vous font croire que c’est pour le bien de l’éléphant sont typiquement ceux à éviter. Là où il faut encore plus être méfiant, c’est pour le volontariat auprès des enfants. Certains utilisent les enfants et font croire à un orphelinat alors que c’est seulement un moyen de gagner de l’argent. Les bénévoles pensent faire une bonne action, mais non ! De plus, d’un point de vue psychologique, il faut être suffisamment fort pour affronter la difficulté. Privilégiez les missions scolaires par exemple où celles qui ne concernent pas les enfants avec des problèmes psychologiques ou un handicap, qui peuvent être difficiles à gérer. On ne s’improvise pas psychologue !

3. Quel budget prévoir ?

On pourrait croire que d’aller proposer son aide et être bénévole, c’est gratuit, mais non, le volontariat a un coût, et pas des moindres. Aussi cher qu’un voyage “lambda”, je peux comprendre que certains d’entres vous préfèrent profiter pour visiter que d’utiliser leurs congés pour “travailler”. 

Le prix dépend de chaque mission et est souvent dégressif. Plus longtemps vous restez sur place, plus le tarif sera avantageux sur la durée. Alors pourquoi payer ? C’est tout simple. Les structures d’accueil sont souvent dans le besoin et n’ont pas les moyens d’embaucher. Une partie de votre règlement ira dans les frais que vous occasionnerez : logement, repas, électricité etc. L’autre partie sera un don pour la structure. Pour continuer à faire bouger les choses, nourrir les animaux recueillis et leur offrir une meilleure qualité de vie, pour les fournitures scolaires auprès des enfants etc. 

Si vous passez par un organisme tels que ceux cités ci-dessus, il y a également une partie de votre rémunération qui sert à maintenir l’organisme, tout simplement. L’accompagnement pour les volontaires est un service important et non négligeable. 

S’ajoute à cela les dépenses annexes : les billets d’avion, le transport jusqu’à la structure d’accueil, l’assurance, les vaccins et le visa si nécessaire. 

4. Le volontariat, pour qui ?

Je pense que nous sommes tous capables de faire quelque chose de nos bras, de nos mains ou de nos connaissances. Evidemment, il y a certaines missions qui sont moins accessibles que l’autres. Assister un vétérinaire sans avoir un minimum de formation c’est compliqué. Tout comme les missions pour aider à développer des outils sans savoir se servir d’un ordinateur. Mais rassurez-vous, la plupart des missions sont accessibles ! L’anglais reste assez important, pour pouvoir communiquer plus facilement mais on ne vous demandera pas le TOEIC pour autant. 

Le tourisme solidaire est ouvert à tous. En gardant en tête vos compétences et votre forme physique, vous trouverez forcément une mission qui vous correspondra !

4. Qu'est-ce que cela apporte ?

Honnêtement, pour cette question, ma réponse sera personnelle. Je pense que cela apporte des choses différentes à chaque bénévole.

De mon côté, j’ai aimé cette expérience, ces “vacances” ont été les meilleures que j’ai passé et pourtant j’étais plus fatiguée en rentrant qu’avant de partir. Se sentir utile c’est quelque chose de fort. Et encore plus lorsqu’on défend une cause qui nous est chère. Passer deux semaines à m’occuper des éléphants, cela a été incroyable et j’ai des souvenirs qui resteront à vie.

De plus, l’aspect social est très important. On rencontre d’autres bénévoles, on vit en communauté, on apprend sur différentes cultures. On est même forcés à progresser en anglais ! C’est une leçon de vie. On se rend compte de la chance qu’on a. Sans être habitués au luxe, les logements sont souvent très basiques. On discute quotidiennement avec des locaux qui n’ont rien et qui vous donne tant !

En bref, je ne peux que recommander de faire une mission solidaire. C’est un genre de tourisme qui est de plus en plus mis en avant et pour cause ! Cela implique chacun d’entre nous dans la préservation de notre belle Terre. Vous pouvez d’ailleurs combiner votre bénévolat à une découverte du pays en suivant. Je vous conseille seulement de bien choisir votre mission, avec une cause qui vous tient à cœur pour être motivés lorsque vous aurez un coup de mou sur place. De la même manière, choisissez-bien l’organisme par lequel vous passez, c’est très important de partir serein dans ce genre de voyage ! 

Je ferai un article très prochainement sur mon expérience en Thaïlande, pour vous expliquer la mission, la structure et vous donner l’exemple d’une journée type. Alors, à très bientôt !

Vous pourriez également aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *