FRANCE

Gorges de Galamus : sortie canyoning

© Extérieur Nature

Situées entre le Pays Catalan et le Pays Cathare, sur les départements de l’Aude et des Pyrénées Orientales, les gorges de Galamus font parti des trésors de l’Occitanie. Profondes de 500 mètres, il est possible de les arpenter en hauteur par la route, ou directement au cœur grâce au canyoning. Elles s’étendent sur deux kilomètres ! La rivière Agly coule au fond des gorges et pour la descendre en canyoning, comptez au moins trois heures (niveau débutant/initiation). On en parle ci-dessous !

Accès

Comme dit plus haut, les gorges de Galamus sont accessibles par la route, en hauteur mais aussi directement par la rivière mais on y reviendra plus tard. 

Si vous souhaitez seulement voir le magnifique paysage des gorges, vous pouvez opter par la route qui rejoint Saint Paul de Fenouillet à Cubières sur Cinoble. La route est très étroite mais pour la sécurité, elle est en circulation alternée de 13h à 19h. Il est interdit de s’arrêter prendre des photos et une voiture balai s’occupera de vous rappeler à l’ordre si toutefois vous le faites. Je vous conseille de vous garer sur un des trois parkings et de longer à pieds pour vous rendre compte de la beauté du paysage, car en voiture on s’aperçoit de la hauteur des falaises mais pas de la profondeur. 

Arrêt obligatoire à l’Ermitage Saint-Antoine, cette petite chapelle nichée dans la roche. Pour y accéder, deux chemins qui partent des parkings. Préparez vos chaussures de marche car l’accès est un peu accidenté, mais ce n’est pas long (+/- 15 minutes). Vous aurez également un joli point de vue sur les gorges !  La visite est gratuite.

Si vous souhaitez vous baigner dans les gorges, deux options se présentent à vous : le canyoning ou le courage. Il est possible d’accéder aux premières piscines naturelles par le même sentier en descente que le canyoning (il faudra marcher un peu, jusqu’au moment où la route rencontre l’Agly). Cependant, attention, cela reste dangereux. De plus, ne vous aventurez pas trop loin, il y a un panneau vous indiquant l’interdiction de pénétrer dans les gorges sans guide. Je vous déconseille cette option et vous engage à prévoir votre visite avec un guide et un équipement ! 

Qu'est-ce que le canyoning ?

Le canyoning est un sport de pleine nature qu’on exerce en montagne, en parcourant un cours d’eau à travers des cascades, des toboggans naturels et parfois des tyroliennes. Il existe plusieurs niveaux, je vous conseille de commencer par une initiation pour vérifier que cela vous plaît ou si vous avez la moindre appréhension. La plupart des sauts et descentes en rappel sont facultatives sur l’initiation, ce qui vous permettra de juger une fois sur place si vous vous sentez capable de le faire. Si vous commencez par un niveau trop élevé, vous risquez de paniquer et d’être dégoûté de cette pratique alors que tout compte fait, même à un “petit niveau” on peut s’éclater ! 

Vous aurez besoin d’une paire de baskets et d’un maillot de bain. Le prestataire vous fournira une combinaison, un casque et un baudrier pour garantir votre sécurité. Une fois prêts, vous n’aurez plus qu’à suivre les indications de votre guide, diplômé par l’état, et de vous laisser porter par le courant. Toutes vos expériences de canyoning seront différentes, dans chaque endroit. Alors, si cela vous intéresse, je vous rencontre juste après mon expérience au cœur des Gorges de Galamus.

Une activité, pour qui ?

Pour tous, ou presque. Comme mentionné précédemment, le canyoning est un sport. Il faut être un minimum sportif pour le pratiquer, car le rappel si vous paniquez, le guide ne pourra pas forcément vous tracter selon votre poids. Ensuite, attention aux phobies : vous lisez une claustrophobe qui a pratiqué le canyoning avec un acrophobe (personne qui a le vertige). On s’en est sorti ! Alors le canyoning que nous avons fait n’avait aucun passage dans un tunnel ou dans une grotte, ce qui a fait qu’être à l’air libre était suffisant pour moi, même à 500 mètres de profondeur. Concernant le vertige, ici nous n’avions que des sauts à maximum 7 mètres, aucun moment en rappel non plus… Finger in the nose comme on dit ! Evidemment, si nous devions en refaire nous analyserons le parcours en amont ! 

En dehors de cela, sachez que chaque sortie canyoning est décrite sur les sites des prestataires, vous saurez donc à l’avance les “obstacles” à franchir, s’ils sont obligatoires ou non, si c’est accessible aux enfants et la difficulté. Prenez bien le temps de lire ceci avant de réserver et si vous avez une appréhension n’hésitez pas à contacter le prestataire choisi !

© Extérieur Nature

Récit de mon après-midi dans les gorges de Galamus

C’est un paragraphe très personnel que je vais faire, mais si vous me suivez sur Instagram, vous avez dû voir à quel point j’étais “flippée” par cette activité ! Depuis longtemps je voulais essayer mais j’appréhendais de franchir le pas. “Et si j’ai peur de sauter?”, “et si je ne peux pas me boucher le nez”, “et s’il y a un serpent”… Mais à voir ce bijou que sont les Gorges de Galamus, et le fait qu’on ne peut pas s’y baigner autrement, j’ai réservé ! 

Du coup le jour J, rendez-vous à 13h, autant vous dire que je n’ai rien mangé. Le guide nous accueille, ne me rassure pas du tout en me disant que cela va durer entre trois et quatre heures (dans ma tête en une heure j’étais sortie des gorges !) et que pour remonter jusqu’à la route à la fin, la paroi est quasi verticale. Mais bon, au lieu d’être 8 comme prévu nous ne sommes plus que 4 + le guide, petit groupe très sympathique avec une belle ambiance, ça me motive ! Il y a même un enfant de moins de dix ans, alors ce n’est pas à 28 ans que je vais flipper non ? Je rappelle qu’on a pris niveau initiation/débutant ! 

Nous voilà prêts, équipés, et nous partons pour une petite marche de quinze minutes pour rejoindre le moment où la route croise presque l’Agly. L’eau est moins froide que je ne le pensais, et la combinaison fait flotter ce qui est plutôt drôle ! Très vite, voilà un premier saut facultatif, j’hésite mais je tente le coup ! Sauter dans une marmite d’eau translucide c’est une belle expérience. Par contre, escalader les rochers pour pouvoir sauter ça l’est moins, heureusement que le guide est là pour expliquer ou mettre ses pieds !

On poursuit le long de la rivière, on se croirait dans un décor de film. On se sent minuscule tout en bas! Premiers toboggans naturels, on place nos mains croisés sur les épaules et nous voilà à glisser entre les rochers ! Plouf ! J’adore ça. Et c’est à ce moment là que tout mon stress s’envole, que je prends du plaisir à faire cette activité. Le guide est très sympathique et bienveillant, on écoute tous ce qu’il dit et on avance plutôt vite ce qui fait que les gros groupes de 10 derrières, on les sème assez vite ! Nous voilà seuls au cœur des Gorges de Galamus, et quelle chance ! 

La plus grosse difficulté du parcours arrive : pour éviter un courant trop fort et de gros rochers, nous devons faire une petite session “escalade-accrobranche” pour passer au-dessus. A l’aide du harnais et des longes, nous devons marcher à flanc de falaise jusqu’à arriver en haut d’un gros rocher où nous attends notre plus haut saut ! Autant le premier saut il était possible de faire un salto, une bombe ou un tour sur soi-même autant là on rigole un peu moins et on fait une simple bouteille ! Saut droit comme un “i” avec un petit cri en prime ! 

Généralement, pendant votre canyoning vous pourrez avoir des photos/vidéos de vous grâce à l’appareil photo de guide. Malheureusement, pour nous, il était en panne… Alors je peux difficilement illustrer cet article ! Mais il existe beaucoup de vidéos sur YouTube alors n’hésitez pas à jeter un œil ! Le reste du parcours a alterné toboggans naturels et couloirs de nage, mais aussi un peu d’escalade. Les gorges de Galamus ont pour particularité de n’être ouverte au canyoning qu’en basse saison. L’été, il y a moins d’eau et c’est difficilement praticable ! Exceptionnellement, cette année nous avons pu y accéder jusqu’à mi-juillet, mais on voyait bien qu’il y avait des passages moins remplis que d’autres. Du coup, on a eu quelques passages à marcher dans l’eau !

Vous vous rappeler de ma peur de croiser un serpent ? Le guide nous a dit (à la fin de notre sortie, heureusement) que le matin même il avait aperçu une couleuvre avec le groupe d’avant. Elle était en train de manger un crapaud. Il espérait la revoir à notre arrivée mais elle n’y était plus. Les dix dernières minutes de l’activité ont été très flippantes du coup, mais ça n’enlève pas ma fierté d’avoir franchi le pas ! 

La remontée jusqu’à la route a été assez épuisante car nous gardons les combinaisons sur nous, pleines d’eau, donc elles sont assez lourdes mais il n’y a rien d’insurmontable. Au début, vous utiliserez vos pieds mais aussi vos mains pour grimper et petit à petit un sentier prends forme jusqu’au parking. Au total une vingtaine de minutes de marche ! On prend de la hauteur vite, c’est très impressionnant. Puis nous revoilà au point de départ, après un peu plus de trois heures de “sport” comme on dit. Mais quel plaisir ! Je renouvellerai l’activité canyoning dès que possible, tout en restant sur un niveau débutant ! 

 

Prestataire conseillé : Extérieur Nature

Si vous voulez faire du canyoning dans les Pyrénées-Orientales, n’hésitez pas à vous tourner vers le prestataire Extérieur Nature ! Testé et approuvé ! Ils sont très réactifs, fiables et pour une activité comme celle-ci c’est important. De plus, ils ne proposent pas que du canyoning mais toutes sortes d’activités telles que l’accrobranche, le rafting, l’hydrospeed, le tubing ou encore la via ferrata. 

Concernant le canyoning, vous trouverez plusieurs niveaux et vous aurez à chaque fois une description du parcours et une vidéo pour vous montrer les paysages ! 

Voici pour cet article un peu particulier et plus personnel ! J’espère vous avoir donné envie de tenter l’expérience, et avoir répondu à la plupart de vos questions ! En dehors de cela, n’oubliez-pas que les gorges de Galamus sont visibles depuis la route alors pour les personnes qui préfèrent rester sur la terre ferme, je vous les conseille même de là-haut !

A bientôt pour la suite du récit dans les Pyrénées-Orientales…

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